| |

|
Dans
la très très longue disco de Yes, "Relayer"
est l'album qui suit le pataud "Tales From..."
Il date de 74 dont il faut savoir qu’elle ne fut
pas une belle année pour le prog tout comme pour
Poulidor qui finissait encore second du Tour.
Par rapport au précédent album de Yes, il
y a Moraz aux claviers en lieu et place de Wakeman qui
est parti avec ses mellotrons car il n’aimait pas
la pochette de Dean, mais bon, tu peux aller vérifier
si tu as des doutes.
Que dire de "Relayer", huitième album
de Yes ? Eh bien, que c’est le huitième dans
un genre où tout est dit dans le premier... allez,
disons le second.
Il y a une suite appelée "The Gates Of Delirium"
qui commence à fond la caisse dans le délire
(normal vu le titre) entre le heavy et le symphonique.
Avec une montée constante de qualité et
des changements de tempos assez inattendus. J’aime
assez et je trouve que ça tient le coup en 2011
alors que Poulidor a plus vieilli que le premier album
solo de Patrick Moraz dont il faudrait que je fasse une
chronique un de ces trois... quatre, ça fait trop.
Puis, comme Yes fait du prog, il se croit obligé
alors qu'en fait personne ne lui demandait, surtout pas
moi, en plus, je n’étais même pas né
en ces temps reculés, il se croit obligé,
dis-je, de faire plein de détours bizarres assez
difficiles à suivre et avec un petit passage 'free'.
Dieu que c'est laid !
Ensuite ça monte, ça monte avec une belle
intervention de gratte furieuse sur une rythmique en béton.
Crois-moi, Yes fait alors du rock. Si. Et le final "Soon
O Soon", plus apaisé, qui déroule dans
un lyrisme à toute épreuve, est superbe.
Jon Anderson y est à son aise sans problèmes.
Dieu que c'est beau !
Après, comme il faut bien remplir l'autre face,
je parle là du vinyle bien sûr, on a droit
à un thème appelé "Sound Chaser",
moins évident, avec des vocaux assez lourds et
ridicules, je te le chante, là, comme je suis seul
chez moi :
"cha cha cha cha ! cha cha cha cha !"
C’est prog, non ? Et le thème est très
torturé, un peu tordu, souvent glacé, partant
parfois nulle part et ayant des difficultés à
en revenir (de nulle part). Avec même en bonus un
petit côté 'd'jazeroque' assez désagréable
- sans doute dû à Moraz venu avec ses claviers
et quelques idées pas terribles qu’il a dû
piquer à Corea et son Return To Forever. Dieu que
c'est moche !
A
cette époque Moraz était influencé
par le guitariste de Queen...
question coiffure, bien sûr !
Puis "To Be Over" termine le disque avec une
jolie ballade donnant la part belle à Anderson,
le chanteur à toge mais Howe, le préposé
à la guitare n'y est pas mal non plus.
Et vu la durée du disque, du coup, le nombre de
passages chiantisants est limité. C’est une
bonne chose.
CiNé
:

Blood
diamond
un film de Robert Zemeckis
|
les
astuces du
professeur Mellotron :

on
bouquine :

le
fabuleux destin :

les
dossiers
d'effet larsen :

qui
sommes-nous ?

|