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A
la fin des années 20, Valentin est une star du
muet. Il aide alors une anonyme, Peppy Miller, à
faire ses premiers pas au cinéma. Avec l'arrivée
du parlant Valentin sombre dans l'oubli. En parallèle,
Miller devient une star du cinéma sonore.
"The artist" est le film du siècle (selon
la critique). C'est même une révolution.
Pardon, une Révolution.
Témoin de tant d'enthousiasme et entendant parler
d'une si grande originalité, je m'attendais à
ce que le film soit sonore mais sans parole, un peu comme
un Jacques Tati. Il faut avouer que ça aurait été
autrement plus impressionnant qu'un simple film muet.
Parce que des films muets, il y en a eu beaucoup (même
du temps du parlant, ça a déjà été
fait par Mel Brooks, par exemple, en 1976 avec son bien
nommé "Silent movie" et je vous invite
à en lire ma critique).
Bref, sans être anodin, "The artist" m'a
semblé inoffensif et sans gravité, avec
un personnage principal sympathique mais qui n'appelle
aucune empathie, rendant toute la partie dramatique longuette,
inoffensive (et sans gravité). Je pense que ça
pêche surtout sur le fond du propos. Le muet et
le noir et blanc ne font pas tout, comme écrire
avec une plume d'oie ne donne pas le style de Victor Hugo.
D'ailleurs, si on sortait "The artist" de son
contexte de 2011 pour le replacer il y a 80 ans, sans
doute aurait-il été avant-gardiste d'un
point de vue humoristique et musical (puisque les musiques
ne sont pas toujours le point fort du cinéma muet),
mais plutôt commun pour le reste, passant inaperçu
en 1927, entre Lang, Keaton ou Murnau, trois mecs qui
inventaient des trucs.
PS
: En espérant que le succès de "The
artist" poussera les spectateurs à voir de
vrais films des années 10 et 20.
PS2 : Je propose à Hazanavicius de réaliser
son prochain film en technicolor trichrome.
film
:

RRRrrrr!!!
un film de Alain Chabat
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les
astuces du
professeur Mellotron :

on
bouquine :

le
fabuleux destin :

les
dossiers
d'effet larsen :

qui
sommes-nous ?

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