COURRiER


 
Opeth
Heritage

 


Opeth fait ici tantôt dans le recueilli, le dépouillé, le brumeux et… le prog. Et donc dans le barbant puis aussi dans le bourrin, on ne se refait pas.

Opeth évolue dans le vintage tant et si bien (enfin, c’est façon de parler) qu’il évoque vaguement par moments Deep Purple, le jazz-rock et même aussi les Doors et Jethro Tull, mais pas tous en même temps.

Tout ceci sonne un peu 'passé' avec cet orgue rance et dans un ensemble souvent plutôt banal. Il y a aussi quelques passages à la guitare acoustique sans grand intérêt, un chanteur qui n’exprime pas grand-chose et un groupe aussi doué pour la compo qu’un cul-de-jatte pour le 3000 m steeple.

"Heritage" fait penser parfois à une sorte de néo-hard-rock dont l'utilité artistique et l'attrait peuvent être contestés. Et, malgré quelques solos de guitare plaisants, le tout a un son global d’une grande sécheresse.

Mais Opeth semble avoir définitivement abandonné ses anciens grognements comme tout droits sortis de la grotte de Lascaux, ça me paraît plutôt judicieux et j’aime assez le premier titre au piano.

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