COURRiER


 
Peter Gabriel
New Blood

 


Après avoir fait un album de reprises de chanteurs anglo-saxons, accompagné par un orchestre symphonique, Gabriel reprend cette fois-ci ses propres compos et avec le même orchestre symphonique, ou peut-être un autre, après tout.

Sans doute qu’une autre fois il fera des covers de titres d’autres chanteurs accompagné par les Tambours du Bronx et après, peut-être, des reprises de ses titres qu’il n’a pas pu jouer ici, accompagné par un orchestre de musique tibétaine avec rgya gling et dungchen.

Que retenir de ces nouvelles reprises ? Eh bien, pas grand-chose : un aspect très prétentieux pour une musique glacée avec des cuivres et des cordes balourds qui n’apportent rien de plus à la musique de Gabriel.

"Solsbury Hill" et "Diggin In The Dirt" sont assez atroces. "The Intruder", "The Rythm Of The Heat", "Red Rain", "In Your Eyes" ou "Downside Up" baignent dans un symphonisme pateux, agaçant et froid, des plus moches. Quant à "Darkness" il perd toute sa puissance encombré de vents inutiles. On dirait presque le final de "The Wall" du père Waters !

C’est quand que Gabriel
va faire une reprise
de l’homme-fleur ?

Seuls quelques titres joués plus sobrement comme "Don’t Give Up", "Wallflower" (avec quand même par moments des cordes un peu mièvres) ou "Mercy Street" s’en sortent honorablement. Comme quoi, s’encombrer de cette palanquée de musiciens et de ces arrangements prétentieux était peut-être finalement inutile.

Mais, j’attends avec impatience le prochain album de Gabriel où il paraît qu’il va reprendre des titres de metal-prog accompagné par les percussions de Strasbourg.

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