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Après
avoir fait un album de reprises de chanteurs anglo-saxons,
accompagné par un orchestre symphonique, Gabriel
reprend cette fois-ci ses propres compos et avec le même
orchestre symphonique, ou peut-être un autre, après
tout.
Sans doute qu’une autre fois il fera des covers
de titres d’autres chanteurs accompagné par
les Tambours du Bronx et après, peut-être,
des reprises de ses titres qu’il n’a pas pu
jouer ici, accompagné par un orchestre de musique
tibétaine avec rgya gling et dungchen.
Que retenir de ces nouvelles reprises ? Eh bien, pas grand-chose
: un aspect très prétentieux pour une musique
glacée avec des cuivres et des cordes balourds
qui n’apportent rien de plus à la musique
de Gabriel.
"Solsbury Hill" et "Diggin In The Dirt"
sont assez atroces. "The Intruder", "The
Rythm Of The Heat", "Red Rain", "In
Your Eyes" ou "Downside Up" baignent dans
un symphonisme pateux, agaçant et froid, des plus
moches. Quant à "Darkness" il perd toute
sa puissance encombré de vents inutiles. On dirait
presque le final de "The Wall" du père
Waters !

C’est
quand que Gabriel
va faire une reprise
de l’homme-fleur ?
Seuls
quelques titres joués plus sobrement comme "Don’t
Give Up", "Wallflower" (avec quand même
par moments des cordes un peu mièvres) ou "Mercy
Street" s’en sortent honorablement. Comme quoi,
s’encombrer de cette palanquée de musiciens
et de ces arrangements prétentieux était
peut-être finalement inutile.
Mais, j’attends avec impatience le prochain album
de Gabriel où il paraît qu’il va reprendre
des titres de metal-prog accompagné par les percussions
de Strasbourg.
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