COURRiER


 
Même la pluie
de Icíar Bollaín

 


Sebastian et Costa vont en Bolivie tourner un film sur l'arrivée de Colomb en Amérique et l'asservissement des locaux. Et ils sont bien contents de pouvoir profiter de figurants qu'ils payent une misère.

Seulement l'un de ces acteurs principaux est le meneur d'un mouvement contestataire lorsque le gouvernement bolivien décide de privatiser l'eau. Du coup Sebastian et Costa aimeraient bien que les mecs arrêtent leurs conneries pour pouvoir terminer le tournage.

"Même la pluie" est un film avec un message, vous l'aviez compris. Où s'arrête le rôle de l'artiste qui dénonce ? Doit-il s'engager pleinement et intervenir pour aider les mecs spoliés ? Doit-il abandonner son film qui dénonce pour devenir activiste révolutionnaire ? Le scénariste engagé n'est-il pas finalement aussi mauvais que ceux qu'il critique dans son film ? Hein ?

"Même la pluie" est sympa, notamment jusqu'au vingt dernières minutes, même si trop manichéen et avec un parallèle parfois un peu grossier. Et j'ai été d'autant plus surpris de ce traitement un peu maladroit que le scénariste est Paul Laverty, oui, celui qui a fait une douzaine de Ken Loach.

Christophe Colomb plante son parasol et déclare cette terre espagnole.



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