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D'abord
il y a une intro de huit minutes à haut degré
esthétique avec du Wagner qui annonce le visuel
du film. Quand on est critique ciné, ce style,
on trouve qu'il est pompier. Dans la vie de tous les jours,
personne n'utilise cet adjectif, à moins de se
rendre à une expo de Gérôme. Pourtant
ce mot est une des armes essentielles du critique ciné.
Il faut jeter du pompier de partout, ça donne l'impression
d'avoir tout vu et d'être un peu blasé par
ces réalisateurs de merde qui font des trucs beaux.
Et puis c'est méprisant. Mais moi je ne méprise
pas, je trouve simplement que certains films sont nazes
alors que d'autres sont vachement cool, surtout lorsque
des types font des roulades en sortant de leur voiture.
Bref, cette intro est belle.
Ensuite Justine se marie avec Michael. Ils organisent
une réception dans une superbe baraque avec, entre
autres, la soeur de Justine et son mari. Seulement Justine
navigue entre la dépression, la tristesse et le
pessimisme et le mariage tourne au vinaigre. Cette première
partie du film rappelle très vaguement "Festen"
de Vinterberg, un film du dogme initié il y a 15
ans avec Lars von Trier. Si, souvenez-vous, le principe
du dogme était de faire des films roots un peu
moches avec des types à poil (je résume).
C'était un mouvement qui engendra du bon ("Festen",
justement) et pas mal d'autres films dispensables. Je
dis ça sans mépris, évidemment, même
si les acteurs du dogme ne faisaient pas de roulades.
Bref, il y a dans cette première partie de "Melancholia"
un malaise sous-jacent que le spectateur non prévenu
(moi par exemple) ne comprend pas. Alors je me suis demandé
où Lars voulait en venir. Dans mon fauteuil, voyez-vous,
je me suis dit : "Lars, où veux-tu en venir
?". C'est alors que débute la deuxième
moitié de "Melancholia", la collision
des planètes, une montée en puissance de
l'ambiance pesante, intrigante, voire oppressante et là,
j'ai compris.
CiNé
:

Ichi
The Killer
un film de Takashi Miike
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les
astuces du
professeur Mellotron :

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bouquine :

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fabuleux destin :

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d'effet larsen :

qui
sommes-nous ?
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