COURRiER


 
Karmakanic
Who's The Boss In The Factory

 



Karmakanic, c’est le groupe à formation changeante du bassiste des Fleur Rois qui s’appelle Marcel Binette… C’est pas lui, tu dis ?... T'as raison, c’était juste pour voir si tu lis mes chroniques. En fait il s’agit d’un certain Jonas Reingold.

De cette expansion de TFK, j’avais fait une chronique de "Wheel Of Life" que j’avais détesté : trop tic, trop copier/coller, trop clone… Et maintenant Karmakanic reste-t-il one more time dans le tribute d’un tribute ? Eh bien, oui... et non ! Et le groupe se démarque un peu tout en restant dans le néo-prog et donc tout en faisant comme eux qui faisaient comme eux qui ne copiaient personne, eux.

En fait, comme je ne suis pas là pour cracher gratuitement sur le prog comme un vulgaire gratte-papier de chez djeuns, je constate qu’il y a un souci d’être efficace avec de belles guitares et toujours le soin de la mélodie même si dans les titres un peu longuets reviennent les tics du prog avec ce sempiternel ‘trop’ et cet aspect symphonico-sucré que l’on a l’habitude d'entendre chez TFK justement et autres Spock's Beard, Transatlantic et par voie de conséquence Morse (Neal, pas l’autre). Le tout sans les breaks irritants mais avec le son garanti progueusement authentique.

Et deux autres suites en prime (plus de 13 et 9 minutes) pour satisfaire le progueux et le fan de TFK par la même occasion… c’est sûrement le même.

Et quelques bons passages pour un disque quelques fois agréable mais sans originalité bien sûr et manquant nettement d’un peu d’humilité qui lui ferait sûrement du bien sur la durée.

Et Dieu que ces musiciens suédois sont prolifiques !

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