COURRiER


 
Dans Paris
de Christophe Honoré

 


Dans le cinéma d'auteur, déjà, il y a des mecs à poil. L'homme nu ne s'adresse pas à la plèbe qui est choquée par la quéquette. Alors que le spectateur raffiné reconnaitra immédiatement la pertinence de la nudité. En vérité la nudité de Garrel et de Duris n'est ni pertinente ni choquante. Elle fait cinéma d'auteur et voilà tout.

De plus Honoré nous assène une intro de vingt minutes pour faire nouvelle vague (mais cinquante ans après). Et puis la musique jazzy, histoire d'ajouter une autre couche pour public parisien bourgeois rive gauche. Vous verrez, un jour on réalisera des films calibrés pour public thionvillois bourgeois rive droite.

Dans "Dans Paris", Duris est suicidaire, Garrel couche avec toutes les femmes, Marchand (oui, Guy) est le père en marcel et Pisier (oui, Marie-France) est la mère à qui j'avais envie de filer des claques. D'ailleurs, dans ce film, la plupart des personnages m'ont été totalement antipathiques, entourés de cette sorte de néant émotionnel.

Reste les séquences avec Garrel dont la vie sexuelle improbable en devient comique et le plaisir de voir quelques lieux de Paris peu filmés (dans le 7e, rue de Sèvres ou de Babylone, par exemple).



- Il serait possible de vous embrasser, c'est une question de vie ou de mort.
- Vas-y.



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