COURRiER


 
Crazy, stupid, love
de John Requa, Glenn Ficarra

 


Robbie est amoureux de Jessica, sa baby sitter. Jessica est amoureuse de Cal, le père de Robbie. Emily, la femme de Cal, demande le divorce. Jacob est un beau gosse bodybuildé et mystérieux, qui habite un appartement superbe et gigantesque avec des baies vitrées de partout. Et il ne bosse même pas ! Alors il passe son temps dans un bar fréquenté par une pluie de bombasses faciles qui n'attendent que le moment de coucher avec lui. Cal vient picoler dans ce bar et Jacob va l'aider à se remettre en selle.

"Crazy, stupid, love" est une comédie romantique de l'autre sorte (la sophistiquée) avec relations enchevêtrées, coups de théâtre et cet aspect dans l'air du temps qui consiste à mettre les personnages dans des situations de honte. Bonne et sympa dans sa première heure, elle rentre davantage dans le rang par la suite, jusqu'à la morale convenue tristounette, l'âme soeur et autres niaiseries du même acabit.

Gosling est toujours bon en inexpressif (un jour il faudra que quelqu'un le teste dans un autre registre), Emma Stone, à l'inverse, est toute en grimaces et en mimiques, Carell joue le loser (son rôle attitré) et Julianne Moore pleure pendant deux heures.
PS : Il y a un enfant de 13 ans qui prend la parole devant ses camarades de classe et leurs parents. Déjà, le gosse a une assurance folle comme si parler en public était facile. Ensuite il tient un discours qui n'est en rien lié à l'événement, en prenant donc un risque, ce qui rend la chose encore plus difficile. A-t-il seulement préparé son texte ? Non, sans doute pas. Il improvise ! Et puis il parle comme un adulte. Je vous le dis, on se moque de nous !!



- David Lindhagen ?



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