COURRiER


 
Cold fish
de Sion Sono

 



Shamoto a une famille un peu pourrie. Sa femme est malheureuse, sa fille, Mitsuko (qui n'est pas la fille de sa femme) les déteste tous les deux. Mitsuko vole dans un magasin et Murata, le propriétaire d'une boutique de poissons, propose de l'embaucher.

J'oserais découper "Cold fish" en trois parties : 1. l'intro 2. les trucs répétés longuets redondants et 3. le dénouement.

Au début on ne sait pas bien où va le film. Murata surjoue, semble ambiguë, Shamoto est totalement effacé, sa femme est étrange, tout comme celle de Murata. Ensuite le film commence et on s'emmerde un peu, d'autant que certaines scènes (le meurtre, par exemple) reviennent trois fois. Du coup on a un peu l'impression que "Cold fish" dure 2h20 avec de la matière pour 1h30.

Puis le final exacerbé est amusant, d'après une histoire vraie (invraisemblable) autour de laquelle Sion Sono a sans doute brodé à mort. Finalement, si la construction avait été moins conventionnelle, ça aurait pu être un Miike.

PS : Film vu à l'Etrange festival.

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Coffee and cigarettes
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