COURRiER


 

Le complexe du castor
de Jodie Foster


 



Walter est dépressif alors sa femme le vire. Il décide de monter sur le rebord de son balcon pour se suicider lorsque son castor en peluche lui parle. Ce castor est l'autre personnalité de Walter, celle qui n'a pas de passé, car un homme qui vit dans le passé n'a pas de présent alors que celui qui n'a pas de passé n'a pas d'avenir, comme le dit maître Po. Dorénavant, Walter ne parlera plus que par l'intermédiaire de son castor.

Dans "Le complexe du castor", tout ce qui ne touche pas directement au personnage joué par Gibson n'est finalement qu'un gros cliché qu'on retrouve dans une brouette de films, avec la réalisation en finesse, l'accompagnement au piano, l'inévitable rapport conflictuel avec le fils qui, lui, a une histoire improbable avec Jennifer Lawrence qui a un passé trouble, la montée en puissance jusqu'à la défaite collective au 2/3 du film (qui dure 1h25) puis le final prévisible.

"Le complexe du castor" est donc un film avec Mel Gibson qui fait parler son castor. C'est déjà pas mal.

PS : Ils vivent dans un univers où les étudiants donnent 200 dollars à leur pote pour qu'il leur fasse un devoir.

Mel Gibson dans son premier rôle sensible.


 


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