COURRiER


 
Jusqu'au bout du rêve
de Phil Alden Robinson

 


Ray Kinsella est un fermier de l'Iowa qui n'a jamais rien fait de sa vie. Enfin si, il s'est marié et a eu un enfant, mais rien que du routinier, jusqu'à ce qu'il entende "the voice". Non pas James Labrie mais une voix, comme Jeanne d'arc et Wayne Campbell, qui lui dit : "If you build it, he will come".

Qu'est-ce que le "it" ? Qui est le "he" ? En voilà de bonnes questions, d'autant que rien n'empêche la voix de dire quelque chose d'explicite. Et pourtant elle ne peut s'empêcher de balancer des trucs obscurs que Kevin Costner ne comprend pas.

Bref, "Jusqu'au bout du rêve" a trois avantages : 1. il n'y a pas d'intro interminable. Après 4'30 de film, il entend déjà des voix. 2. sa femme ne l'emmerde pas à cause de ses lubies. 3. outre le frangin un peu chiant, il n'y a pas vraiment un méchant qui ferait perdre le héros au 2/3 du film. Quant aux inconvénients, eh bien c'est mièvre, gentillet et sirupeux.

"Jusqu'au bout du rêve" est de ces films tellement naïfs et positifs qu'on a envie d'aller tuer son voisin pour rétablir l'équilibre. Ce qui n'empêche pas de le regarder.

"Jusqu'au bout du rêve" n'est pas un film sur le baseball.

 


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